+ Hamlet +
By William Shakespeare
Ainsi est Roméo et Juliette, pièce de William Shakespeare. Une pièce de l'oxymore et de l'excès, pièce devenue mythique au fil des siècles et des ans. Ce qui m'ennuie le plus, dans toute cette histoire, c'est que je ressemble énormèment au personnage que je supporte le moins dans cette pièce : Roméo.
Roméo, amant de la Vie et amoureux de la Mort. Roméo, le Montaigu, qui voue sa vie à n'aimer que ses ennemies, que ce soit la chaste Rosaline, cette Diane violente envers qui il voue un amour erroné, que ce soit la belle Juliette, cette fille du Soleil et de la vie, ces deux Capulet qui sont semble-t-il si inaccessibles. Malheureusement, ou heureusement pourrait-on dire, pour lui, l'une des deux répondra à son amour, la jeune Juliette.
Si l'amour qu'il lui voue est réel, sa fascination et son attirance pour la Mort restent les plus forts. Existe-t-il quelqu'un de plus séducteur que la Mort? Ce vampire là est séduisant, et c'est ainsi que Roméo lui-même le décrit. Je suis moi-même fille et vassale de la Mort, aimant pourtant la Vie.
Roméo, le jeune homme au lyrisme exacerbé, qui vit l'amour factice grâce auquel il s'entraîne au pétrarquisme excessif. Mais quand il aime réellement, sa spontanéité, toujours si lyrique, voit pourtant les mots rouler sur la langue avec une simplicité ravissante. Exit les références à la mythologie grecque qu'il se forçait à placer dans chacune de ses répliques : bienvenue à des métaphores plus simples au c½ur des éléments.
Roméo, finalement, celui qui n'osait pas se dire qu'il aimait l'impossible au nom de la Mort, et qui quittera la Vie dans un dernier baiser de mort.
